Dès l’aube, ce lundi 4 mai, une quarantaine de salariés de Sider à Buzançais ont décidé de ne pas se rendre au travail, dénonçant une réorganisation de leurs horaires imposée sans consultation. Yoan Gatefin, membre de la CGT, a expliqué : "Nous sommes environ soixante en grève sur 80 ouvriers. Cette décision de passer à un système de "deux-huit" bouleverse nos vies." Les ouvriers réclament des compensations pour gérer le changement, notamment des aides pour la garde d’enfants, soulignant que d’autres solutions doivent être envisagées.
Implantée depuis 2010, cette plateforme logistique compte aujourd'hui plus d'une centaine d'employés. Les revendications des grévistes visent essentiellement la direction, qui selon Gatefin, prend des décisions unilatérales sans tenir compte des propositions émises lors des réunions précédentes avec le CSE.
Un treizième mois, et des augmentations de salaires
En milieu de journée, des négociations entre la direction et les représentants des grévistes ont été initiées. Grâce à ce dialogue, un accord a été secreté stipulant la mise en place d'une prime équivalente à un treizième mois et le gel temporaire de l’implémentation des nouveaux horaires. Gatefin a précisé : "Nous voulons un treizième mois contractuel et une augmentation de 4% des salaires avant septembre. Si cela ne se concrétise pas, nous serons contraints de reprendre la grève." La reprise des activités est prévue pour le lendemain, mardi.
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