Ce dimanche 18 janvier, les électeurs portugais se dirigent vers les urnes pour un premier tour de l'élection présidentielle, un scrutin dont l'enjeu principal est l'ascension de l'extrême droite. Le candidat André Ventura, tête de liste du parti Chega, vise une qualification pour le second tour, une première pour cette formation politique qui s'affirme comme la principale force d'opposition dans le pays.
Les bureaux de vote ouvriront leurs portes dès 8h00, heure locale, et les premiers résultats seront attendus aux alentours de 20h00. Selon les derniers sondages, Ventura pourrait se hisser en tête dans ce scrutin, bien que ses chances de succès au second tour semblent limitées, avec un duel probable contre le candidat socialiste Antonio José Seguro ou le libéral Joao Cotrim Figueiredo.
Ce premier tour se déroule dans un contexte où l'apathie électorale semble persister. Cependant, le discours de Ventura, jugé provocateur, capte l'attention d'une partie de l'électorat en quête de changement. Les experts, comme le politologue Carlos Zorrinho, soulignent que les élections de ce dimanche pourraient redéfinir le paysage politique portugais en introduisant des idées et des discours qui n'ont pas été au cœur des débats précédents.
Avec une offre de onze candidats, ce scrutin se révèle chargé d’incertitudes : parmi eux, Luis Marques Mendes, représentant du camp gouvernemental de droite, et Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite se présentant comme indépendant, sont également en lice pour une place au second tour.
Le vainqueur de cette élection sera amené à succéder à Marcelo Rebelo de Sousa, le président conservateur qui, lors de ses précédentes réélections, avait su s'imposer dès les premiers tours. Une situation assez singulière dans un pays où seulement une élection présidentielle a été disputée au second tour depuis les débuts de la démocratie, en 1986.
Bien que le président portugais ne détienne pas de pouvoirs exécutifs, son rôle est crucial en tant qu'arbitre en cas de crise politique. La capacité de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections législatives pourrait s'avérer déterminante si un blocage politique se manifestait suite à cette élection.







