David Lisnard, maire de Cannes et président de l'Association des maires de France (AMF), a déclaré le 21 janvier qu'il était prêt à se porter candidat à la présidentielle de 2027 en l'absence d'une primaire à droite. Lors d'une interview sur RTL, il a en effet confirmé cette intention, déjà évoquée lors de ses vœux à la Maison de la Mutualité de Paris.
"À 56 ans, j'ai l'expérience nécessaire pour redonner espoir aux travailleurs", a-t-il déclaré, enracinant son discours dans sa connexion avec le petit commerce. Soulignant les défis actuels du pays, il a insisté sur la nécessité d'aborder des questions cruciales comme l'écart entre les salaires bruts et nets, tout en alertant sur les difficultés rencontrées par la jeunesse.
Lisnard a également affirmé : "Si personne ne soutient l'idée d'une primaire, nous ferons face lors du premier tour de la présidentielle." Ce message a été porté devant un auditoire de près de 1.500 personnes lors de son discours, où il a plaidé pour une compétition ouverte au sein de la droite.
Un appel à la censure du budget gouvernemental
En tant que leader de son propre parti, Nouvelle Énergie (NE), allié aux Républicains, Lisnard n'a pas manqué de critiquer le budget socialiste proposé par le gouvernement, s'engageant à ce que les députés de droite votent pour la censure de ce dernier. Il a souligné l'importance de l'unité et de la clarté dans les choix politiques, incitant ses pairs à prendre position.
Les propos de David Lisnard sont soutenus par Bruno Retailleau, patron des Républicains, qui partage sa vision d'une droite unie pour des transformations significatives. En présentant son programme présidentiel, il a évoqué des économies de l'ordre de 200 à 300 milliards d'euros, incluant des propositions audacieuses comme la suppression du ministère de l'Environnement.







