L'essentiel
Les halles constituent un enjeu majeur de la campagne pour les élections municipales. Alix Soler-Alcaraz, leader de la liste Carcassonne Unie, l’a bien compris.
Les halles de Carcassonne se posent comme un sujet central lors de cette campagne électorale. Tous les candidats placent cet espace au cœur de leurs propositions. "Cela doit redevenir le poumon du centre-ville", a affirmé Alix Soler-Alcaraz. Le candidat de Carcassonne Unie a souligné que, "la dernière rénovation des halles remonte à 15 ans, sous la gestion de Jean-Claude Pérez, et depuis, rien n'a été fait".
Samedi 14 février, accompagné d'une partie de son équipe, il a exprimé son attachement à ce lieu emblématique de la ville, qui "souffre d'un manque d'attention de la part de la municipalité actuelle". Le premier secrétaire fédéral de l'Aude du Parti socialiste a donc proposé un projet de modernisation d'un budget de "6 millions d'euros, compatible avec les aides de la Région et de l'Europe", et insisté sur la nécessité de "valoriser les compétences locales".
Vincent Genié, colistier et animateur réseau pour un grand distributeur de vins, a ensuite précisé les contours de ce projet. "Nous avons étudié ce qui fonctionne ailleurs, comme les halles Laissac à Montpellier. Nous envisageons de déplacer les halles gourmandes vers les halles Prosper-Montagné, avec une quinzaine de commerçants et une ouverture sept jours sur sept. Les actuelles halles gourmandes seront transformées en cité du vin, valorisant notre identité viticole, avec des parcours de découverte et une salle pour le tourisme d'affaires", a-t-il indiqué. Cette démarche répond à une demande exprimée par le club hôtelier et le secteur touristique.
Alix Soler-Alcaraz considère que cette nouvelle configuration peut transformer les halles en un "lieu vivant, un point de rencontre entre les Carcassonnais et les visiteurs, où l’on partage des moments conviviaux autour de bons produits". Il envisage également d’y implanter une antenne de l’office de tourisme, tout en assurant que ce projet restera "publiquement accessible". "Nous ne ferons pas appel à un investisseur privé, comme cela a été le cas à Saint-Étienne, où la ville a dû reprendre les halles. Ce modèle ne doit pas être répliqué systématiquement", a-t-il conclu.







