« LFI, c’est l’antisémitisme, c’est un parti anti-France », a affirmé Aurore Bergé, la ministre française chargée de l'Égalité entre les hommes et les femmes, lors de son passage sur CNews et BFM TV le 22 février. Ces propos lui ont valu une avalanche de critiques, les défenseurs de la « bonne parole » s’étant immédiatement élevés contre ce qu'ils considèrent comme une controverse inacceptable.
Les médias traditionnels, tels que Le Monde et Libération, n'ont pas tardé à souligner que les termes employés trouvent leur écho dans l'histoire peu glorieuse de l'antisémitisme en France, évoquant notamment le passé de Charles Maurras (1868-1952). Bien que ce soit un fait intéressant, la dimension historique semble parfois être utilisée comme un clou sur lequel suspendre une critique plus contemporaine.
En effet, la distinction entre « pays réel et pays légal », que soutenait Maurras, peut parfois être réinterprétée pour critiquer l'absence d'écoute des élites politiques face aux attentes populaires. Pourtant, il est curieux de constater que ceux qui condamnent Aurore Bergé pour ses propos ne tentent pas toujours de comprendre le sens précis de ses mots.
Un expert en communication politique, interrogé anonymement, a déclaré que, malgré la polarisation des discours, la manière dont nous choisissons nos mots peut faire toute la différence. « L'utilisation d'expressions chargées de sens peut engendrer des conséquences inattendues », avertit-il. Ainsi, il est essentiel de réfléchir à comment les mots peuvent être perçus au-delà de notre intention initiale.
Aurore Bergé devrait envisager, selon certains analystes, de s’appuyer sur un lexique plus neutre afin d’éviter d’être cataloguée par ses adversaires. Ce changement s’imposerait comme une nécessité pour ne pas subir la vindicte des vives réactions des groupes politiques qu’elle critique, en particulier ceux affiliés à La France Insoumise (LFI).
Shakespeare a un jour déclaré que les mots peuvent être des « crapules », une assertion que l'on pourrait désormais appliquer à la rhétorique politique actuelle. Ce serait cependant sage de se rappeler que des phrases banales peuvent être chargées d'histoires et de poids politiques non anticipés.
En somme, alors que Aurore Bergé a mis le feu aux poudres, il est crucial de saluer ce débat qui, bien que controversé, montre les limites de la communication moderne et les dangers d’un discours qui peut potentiellement exacerber des tensions déjà présentes dans la société française.







