Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux révèlent des rassemblements actifs dans plusieurs universités iraniennes depuis le dernier week-end. Cette vague de manifestations survient alors que les États-Unis intensifient leurs menaces envers le régime et que des négociations délicates se poursuivent.
La révolte se renforce en Iran, un mois et demi après la répression violente des manifestations qui ont secoué le pays en janvier. Depuis la reprise des cours, samedi 21 février, les étudiants manifestent dans différentes universités de Téhéran, après une fermeture d’un mois en raison des examens.
Des manifestations éclatent dans les universités
Ce mouvement de contestation a repris avec la rentrée universitaire. "Après un mois de fermeture en janvier, à cause des examens et de la répression, les étudiants revendiquent leurs droits", a commenté Siavosh Ghazi, correspondant pour France 24. Des manifestations ont également eu lieu à Machhad, où des étudiants ont scandé des slogans tels que "Liberté, liberté" et "Etudiants, réclamez vos droits", selon un rapport de BBC.
La chaîne Iran International, considérée comme une organisation "terroriste" par le régime iranien, a partagé une vidéo de l’université Sharif à Téhéran où des étudiants ont brandi le drapeau de l'ancien régime monarchique, accompagné de chants comme "Mort au dictateur" ou "Vive le chah".
De son côté, l'agence de presse Fars a relaté des événements de manière différente, montrant des groupes pro-régime criant "Mort au chah" opposés à des étudiants, alors que les forces de l'ordre tentaient de canaliser les tensions. La Associated Press a rapporté que des affrontements avaient eu lieu sur trois camps universitaires.
Réactions du pouvoir à la contestation
Le régime a réagi par la voix de sa porte-parole, Fatemeh Mohajerani, affirmant que les étudiants "ont le droit de manifester, mais certaines limites ne doivent pas être franchies", notamment en ce qui concerne les "lieux sacrés". Les tensions sont palpables alors que le pays demeure meurtri par les événements tragiques de janvier.
Un pays encore marqué par la violence de janvier
Les récentes manifs surviennent quelques jours après la fin de la période de deuil pour les victimes des violences de janvier, qui ont fait de nombreuses pertes humaines, un bilan que les autorités minimisent. Le Human Rights Activists News Agency (Hrana) a rapporté le décès de 7 007 personnes, incluant des manifestants et des mineurs.
La pression croissante des États-Unis
Ces manifestations surviennent alors que des négociations entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent, potentiellement déterminantes pour l'avenir du pays. Des analystes estiment que les tensions actuelles compliqueront toute possibilité de dialogue constructif, surtout avec un Donald Trump qui accentue la pression sur le régime. L'Iran a, quant à lui, mis en garde contre une réponse sévère à toute attaque, augmentant le climat d'incertitude dans la région.







