Lors d'un point de presse ce mercredi, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a fustigé le rapport de La France insoumise (LFI) avec les médias, le qualifiant de "totalitaire et complotiste". Cette déclaration intervient après que Jean-Luc Mélenchon ait organisé une conférence de presse ne conviant que certains médias non traditionnels.
Dans un tweet, Mélenchon a défendu cette approche, en affirmant que cela ne signifiait pas un mépris pour les journalistes traditionnels, mais plutôt une démarche visant à aborder les questions sous un autre angle. "Des médias prétendent que c'est choisir nos journalistes. Quel mépris pour eux !" a-t-il écrit, soulignant ses nombreuses interactions avec les médias classiques durant la semaine.
Bregeon n'a pas tardé à réagir, qualifiant "d'absolument ignobles" les commentaires de Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, qui aurait qualifié certains journalistes de "nazis aux petits pieds". Elle a qualifié ces propos de "honte absolue" dans le cadre du Conseil des ministres.
Jean-Luc Mélenchon a, de son côté, critiqué la couverture médiatique surrounding la mort d'un militant d'extrême droite et a exprimé son mécontentement envers la manière dont LFI est souvent décrite. "Ce ne sont pas moi qui ai un problème avec la presse, mais la presse qui a un problème avec moi", a-t-il insisté, rendant la situation encore plus tendue.
Des experts en communication politique, tels qu'Anne-Cécile Lichtenberger, estiment que cette querelle met en lumière la fracture croissante entre les différentes sphères médiatiques en France. "Le choix des médias par LFI implique une vision politique ayant le potentiel de polariser encore davantage le paysage médiatique," explique-t-elle.
Chikirou, interrogée sur ses propos, a affirmé qu'ils devraient susciter un tollé au sein même du parti insoumis et a insisté sur le besoin de défendre le travail des journalistes. "La liberté de la presse doit être respectée, même si cela dérange," a-t-elle conclu.







