La Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf) a révélé des pertes de 508,8 millions d'euros liées à des fraudes en 2025, marquant une augmentation de 13 % par rapport à l'année précédente, selon France Info. Pour faire face à ce phénomène, la Cnaf a mis en place un système de contrôles plus rigoureux, intégrant des techniques innovantes telles que les déclarations préremplies et les algorithmes de détection, permettant d'identifier plus efficacement les comportements frauduleux.
Nicolas Grivel, directeur général de la Cnaf, souligne l'importance de la sécurité des données : "En sécurisant à la source les données, la modernisation des déclarations réduit le risque et permet le déploiement d'une politique de contrôle plus ciblée et efficace." Chaque année, la Cnaf distribue plus de 100 milliards d’euros d’aides sociales, avec 29,2 millions de contrôles effectués sur ces montants. Parmi eux, 27,7 millions sont réalisés de manière automatique, tandis que d'autres sont effectués par France Travail ou les impôts.
Des moyens de contrôle améliorés
Afin de renforcer la lutte contre la fraude, la Cnaf a développé de nouvelles compétences juridiques, devenant ainsi un véritable acteur de l'enquête numérique. "Nous sommes désormais capables de réaliser des cyber-enquêtes, d'analyser les réseaux sociaux et le dark web pour déceler des abus", explique Grivel dans un entretien accordé à Radio France.
Pour optimiser la détection des fraudes, la Cnaf intensifie ses échanges d'informations avec d'autres organismes, notamment les services fiscaux et l'Assurance maladie. Cela permet de vérifier la cohérence des déclarations des bénéficiaires. Grivel indique que 80 % des montants détournés sont généralement récupérés grâce à ces efforts concertés. Face à une situation croissante de fraudes, la Cnaf continue de travailler sur des solutions innovantes pour assurer une distribution juste des aides sociales.







