La pyrale du buis, ce ravageur insatiable, marque le paysage lotois depuis près d'une décennie. Bien qu'elle ait fait des ravages dans les vallées locales, sa prolifération est désormais mieux maîtrisée, transformant cette menace en une partie intégrante des préoccupations écologiques.
Une présence récurrente chaque année
Au château de Lantis, où plus de 400 pieds de buis ornent la cour, la pyrale est devenue une connaissance familière. "Les premières attaques ont été repérées début mars, mais nous les avons sous contrôle", précise la direction du château. Arrivées dans le département vers 2015, ces nuisibles, plus précisément leurs chenilles à rayures vertes, dévorent les feuilles de l'intérieur vers l'extérieur, rendant les plants totalement dépouillés. Les papillons en question pondent jusqu'à trois fois par an, créant des générations de larves entre mai et l’automne, ce qui contribue à la rapidité des destructions.
Quelles solutions pour lutter contre la pyrale ?
Salut à cette lutte, il est essentiel d'agir promptement. Les chenilles peuvent être retirées manuellement ou éliminées à l'eau, mais le traitement le plus efficace demeure le Bacillus thuringiensis. Selon Vincent Jarno, responsable départemental de l'Office français de la biodiversité (OFB) dans le Lot, cette méthode biologique offre un moyen sûr de préserver la faune utile. "Elle est efficace car elle cible précisément ces nuisibles, sans nuire aux autres insectes".
Un impact durable sur le Lot
Cette année, les autorités n'ont pas signalé de niveaux d'infestation alarmants. Pour l'OFB, la pyrale est juste un élément du cycle naturel de la biodiversité. Vincent Jarno se souvient des préoccupations passées face à une infestation massive : "La situation a évolué. Des forêts où les buis n'étaient pas traités ont montré des signes de reprise." Les propriétaires de châteaux confirment également cette tendance, affirmant qu'après avoir appris à gérer la situation, les traitements réguliers avec Bacillus thuringiensis sont efficaces.
Comme d'autres envahisseurs, tels que le moustique tigre, la pyrale est désormais une réalité avec laquelle vivre. Même si elle n'est pas éradiquable, une gestion éclairée peut atténuer son impact sur notre environnement.







