Trois semaines après l'instauration de cette interdiction, la colère des producteurs de chanvre ne faiblit pas. En Gironde, la société « Le chanvre de mon père » revendique une perte de près de 30 % de son chiffre d'affaires, notamment à cause de l'importance de ces produits dans son offre. Les acteurs critiques d’une régulation qui ne permet pas de distinguer entre les produits naturels et les alternatives synthétiques s'alarment quant à l'impact économique sur une filière qui compte plus de 2 000 points de vente et des milliers d'emplois.
Malgré cette interdiction, plusieurs producteurs continuent à vendre leurs produits en ligne et réclament un cadre juridique clair afin de structurer un marché évalué à 900 millions d'euros, d'après une étude récente de l'INSEE. Jean Dupont, expert en économie du cannabis, souligne : "Cette règlementation met en péril des emplois et le potentiel économique d'une filière prometteuse". Les consommateurs, eux, s’interrogent sur l’avenir de ces produits devenus populaires pour leurs effets relaxants.
Le ministre de la Santé a été interpellé à ce sujet lors d'une récente commission parlementaire, et aucune solution n'a été proposée pour l’instant. Les discussions se poursuivent, mais le climat d'incertitude pèse sur la filière. Les associations de consommateurs, soutenues par des producteurs, envisagent d’organiser des manifestations pour faire entendre leurs voix.







