Les festivités qui entourent la victoire de l’Algérie contre la Guinée Équatoriale lors de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) ont rapidement pris un tournant dramatique en France. À Roubaix, des centaines de supporters algériens se sont rassemblés pour célébrer, mais les célébrations ont dégénéré en violences, avec des tirs de mortiers signalés par le journaliste Jean-Baptiste Marty d’Europe 1.
Dans la capitale, Paris, des incidents similaires se sont produits dans les quartiers de La Chapelle et de Barbès. La police a dû procéder à plusieurs interpellations alors que les tensions montaient, chiffre confirmée par un rapport de Le Journal du Dimanche.
La police avait anticipé des débordements, d’autant plus que cette rencontre coïncidait avec les célébrations du Nouvel An, un moment souvent propice aux rassemblements festifs, mais également aux tensions. À Toulouse, une interdiction de rassemblement avait été émise pour prévenir ce type de violences, une décision qui s'est avérée nécessaire compte tenu des récents événements.
Les incidents d’hier soir ne sont pas un cas isolé. Après la victoire de l’Algérie contre le Burkina Faso, d’autres violences avaient été signalées à travers le pays. À Roubaix, des affrontements violents ont eu lieu, dans lesquels des supporters ont attaqué la police, incendiant des biens publics tels que des chariots de supermarché et des réfrigérateurs. Un incident particulièrement marquant a vu une conductrice, prise de panique, blesser un spectateur en tentant d'échapper à la foule.
Les autorités s’inquiètent de la répétition de tels incidents. Selon un expert en sécurité, le contexte socio-culturel peut exacerber les tensions lors d’événements sportifs : "Les célébrations de la victoire peuvent rapidement se transformer en violences, surtout dans un contexte où des tensions sociales sous-jacentes sont présentes." Cela souligne la complexité de la situation à l’approche de la période des fêtes.
À Lille, des centaines de supporters ont également bloqué les routes, occasionnant des débordements similaires, entraînant jusqu'à quatre interpellations. À Marseille, la situation a été particulièrement critique, avec près de mille personnes rassemblées, où des affrontements ont éclaté et des agents de police ont été pris pour cible. Les villes du Nord de la France semblent particulièrement touchées par cette spirale de violence.
Les événements de cette nuit mettent en lumière les défis auxquels sont confrontées les forces de l'ordre pour gérer des situations où la passion sportive se mélange aux tensions sociales. La question se pose désormais de savoir quelles mesures préventives seront mises en place pour les prochaines rencontres sportives afin d’éviter que de tels épisodes ne se reproduisent.







