Vingt-huit ans s'étaient écoulés depuis l'assassinat tragique de Claude Érignac, préfet de Corse, et une cérémonie de recueillement a eu lieu à Ajaccio, rassemblant les autorités de l'État ainsi que des élus locaux. Cet hommage a été à la fois un moment de mémoire collective et un appel à la concorde, orienté vers l'avenir.
Le 6 février 1998, Érignac était abattu alors qu'il se dirigeait vers un concert, un acte qui a profondément marqué la Corse et la France. Chaque année, la mémoire de cet événement tragique est ravivée par un rassemblement devant la plaque commémorative, où des gerbes de fleurs sont déposées. Éric Jalon, le préfet actuel, et plusieurs personnalités politiques, tels que Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, étaient présents pour rendre hommage.
Une cérémonie de recueillement devant la plaque commémorative
Lors de son discours, Éric Jalon a évoqué l’importance du souvenir tout en n’omettant pas une aspiration vers l'avenir. "C’est ce qu’aurait souhaité Claude Érignac, un homme dévoué au service et au dialogue", a-t-il affirmé. Il a souligné que la mémoire doit être un vecteur d'espérance, illustré par l'olivier planté sur la place, qui symbolise la construction d'un avenir meilleur.
Un appel à l'unité contre le fléau du grand banditisme
Le préfet a aussi profité de l'occasion pour appeler à une mobilisation collective contre le grand banditisme qui règne sur l'île. "Nous devons combattre ceux qui cherchent à imposer la peur et la violence", a-t-il lancé, soulignant l'importance d'une réponse unie des différentes institutions insulaires.
Le témoignage toujours douloureux de Jean-Claude Grimaldi
Jean-Claude Grimaldi, ancien chauffeur de Claude Érignac, présent au recueillement, a partagé son expérience. "C’est une tache indélébile", a-t-il confié, rappelant l'impact de cette tragédie tant sur sa vie que sur celle de la société corse. "Érignac était quelqu'un de bien, un homme de contact", a-t-il ajouté, illustrant le caractère chaleureux et accessible du préfet.
Une mémoire toujours vive
L'assassinat de Claude Érignac reste un traumatisme collectif qui interroge la relation entre l'État et la Corse. Cette commémoration survient dans un contexte plus apaisé, mais la mémoire de ces événements continue d’influer sur le présent.
Alors que la Corse avance vers une période de réconciliation et de dialogue, cet hommage rappelle que l’histoire ne doit jamais être oubliée, afin que soit construite une île tournée vers l'avenir, dans la paix et la compréhension.







