De nombreux parents inquiets ont contacté l'Association pour la santé des enfants suite à des cas de contamination liés à des laits infantiles de marques telles que Guigoz, Gallia, Picot, et Babybio. Ces produits, rappelés en raison d'un risque de contamination à la toxine céréulide produite par la bactérie Bacillus cereus, ont entraîné des vomissements et des troubles digestifs chez certains nourrissons, nécessitant même des hospitalisations.
Les lots concernées sont associés à l'utilisation d'une matière première commune, de l'huile ARA fournie par Cabio Biotech, dont les lots contaminés ont été intégrés dans des fabrications de laits de plusieurs industriels européens. L'association a déclaré : « On joue à la roulette russe avec les bébés, c'est inacceptable ». Cette déclaration a fait écho à l'appel à la vigilance de divers experts de la santé publique.
Une gestion de crise erratique
Cette affaire met en lumière des problèmes de coordination entre les acteurs privés et les services publics. Les rappels ont été gérés principalement par les fabricants, sans décision initiale de retrait global par l'État. Cela a laissé sur le marché des produits potentiellement dangereux. La ministre de la Santé a admis que son ministère n'avait pas réagi rapidement pour éviter des pénuries de lait infantile.
Les parents, ainsi que les pédiatres, ont été informés tardivement des alertes, souvent par voie de presse, ce qui a généré un sentiment de désorganisation. Selon l'association, cette situation pourrait représenter un manquement aux obligations légales d'alerte sanitaire.
L'appel urgent à la vigilance
Pour répondre à cette crise, l'association a demandé à la Défenseure des droits d'initier une enquête sur les carences des autorités publiques. Elle exige l'évaluation de la non-application du principe de précaution, pour voir si cela constitue une atteinte aux droits fondamentaux de santé et de sécurité des enfants.
Pour conclure, l'association appelle également à un renforcement des contrôles sur les fournisseurs d'ingrédients destinés à l'agroalimentaire infantile, ainsi qu'à l'élaboration de protocoles coordonnés entre les différentes instances impliquées dans la santé publique.







