La cour d’assises spécialement désignée des Bouches-du-Rhône a récemment rendu son verdict concernant l’assassinat d’Alexandre Giacopelli, survenu à Ajaccio le 18 juin 2020. Trois hommes ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 25 ans de réclusion criminelle pour leur participation à ce meurtre, démontrant ainsi la sévérité des jugements rendus dans des affaires de criminalité organisée. Yohan de la Foata, reconnu coupable d'assassinat en bande organisée, a reçu une peine de 25 ans, tandis que Jean-David Giarrizzo et Thomas Rosano écopent chacun de 23 ans. Jennifer Andarelli, elle, a été condamnée à cinq ans de prison, dont plus de quatre avec sursis, pour association de malfaiteurs.
Ce meurtre s'inscrit dans un contexte délicat de rivalités internes au sein d'un groupe criminel en plein essor à Ajaccio. Selon l'accusation, Giacopelli, âgé de 28 ans, a été abattu alors qu'il se trouvait à la terrasse d'un snack familial. En outre, les enquêteurs explorent des liens possibles avec un homicide antérieur survenu en juin 2020, quand Jacques Baranovsky a été tué par erreur dans des circonstances similaires. Yohan de la Foata avait des liens avec l'établissement où cet incident s'est produit, ce qui a suscité des interrogations sur les motivations des criminels.
trente ans de réclusion requises par l’avocate générale
Au cours du procès, l'avocate générale avait initialement requis 30 ans de réclusion pour les principaux accusés, soulignant le caractère particulièrement violent du crime. Alexandre Giacopelli n’était pas étranger à la criminalité, ayant un passé judiciaire pour vols aggravés et violences. Ce cas constitue un tournant majeur pour la justice en Corse, car il s'agit du premier procès lié à la criminalité organisée jugé dans le cadre d'une cour d'assises spéciale, selon la loi de juin 2025 visant à renforcer la lutte contre le narcotrafic.
Les condamnés disposent d’un délai de dix jours pour faire appel de cette décision. L’avocat de Yohan de la Foata, Me Julien Pinelli, a exprimé son intention de contester le verdict, arguant que les éléments présentés durant les débats laissaient subsister de nombreuses interrogations quant à la culpabilité de son client. Il a ajouté que l’appel est la voie logique à suivre face à ce jugement.







