Parfois appelé « gaz hilarant », le protoxyde d’azote n’est pas sans risques, et ces cinq jeunes en ont fait l'expérience. Ils ont été pris en flagrant délit par des patrouilleurs à Lormont alors qu'ils consommaient cette substance. Ceci constitue une violation de l’arrêté préfectoral instauré le 18 décembre, qui interdit la vente, le transport, la détention et la consommation de protoxyde d’azote jusqu’au 18 mars. Il est à noter que les applications professionnelles et médicales demeurent exemptées de cette prohibition.
Cette mesure a été mise en place dans un contexte où l’usage détourné de cette substance s'est amplifié, touchant particulièrement les jeunes. La consommation de protoxyde d’azote soulève des préoccupations majeures, tant pour la santé publique que pour la sécurité routière, avec une hausse inquiétante des accidents liés à cette pratique. Comme le rapportent nos confrères de France Info, les autorités médicales mettent en garde contre les effets néfastes de ce gaz, qui peuvent être négligés par les utilisateurs.
Les cinq jeunes ont reçu une contravention conformément à la loi, qui pour une infraction de ce type est classée en 2e classe, ce qui pourrait se traduire par une amende pouvant atteindre 150 euros. Au cours de l'intervention, les forces de l'ordre ont également saisi trois bonbonnes de protoxyde d'azote.
Pour mémoire, la législation en vigueur depuis le 1er juin 2021 prohibe la vente de protoxyde d’azote aux mineurs, avec des sanctions allant jusqu’à 3 750 euros, ainsi que toute incitation au mauvais usage de la substance, punie par une amende de 15 000 euros.







