Chaque vote de budget à Alençon (Orne) est l'occasion de joutes oratoires entre la majorité et ses opposants. Le dernier survenu le 9 février 2026, bien qu'il soit labellisé comme un budget de transition, n'a pas fait exception à cette règle. Les élus d'Alençon se sont confrontés lors de cette réunion cruciale, laissant entrevoir les enjeux des élections municipales à venir.
La présentation du budget fait souvent jaillir des réflexions sur l'endettement des collectivités. Ahamada Dibo, adjoint aux finances, a insisté sur la nécessité d'une gestion équilibrée. Parfois, l'argument de la dette peut sembler séduisant, mais il peut aussi s'avérer fallacieux,
a-t-il souligné, rappelant que chaque emprunt ne signifie pas automatiquement une perte.
Ce budget a été élaboré dans un contexte de contraintes budgétaires et d'attentes croissantes des citoyens. En conformité avec la nécessité d’un faible endettement, les élus ont dû naviguer entre les besoins immédiats de la ville et la prudence financière pour garantir l’avenir.
La tension palpable entre les élus a été renforcée par les préoccupations légitimes exprimées par l'opposition, désireuse d'une plus grande transparence sur les investissements à venir. Pour Valérie Martin, conseillère d’opposition, il est indispensable de prendre en compte les réalités sociales pour élaborer un budget juste.
Plusieurs experts en finances publiques, comme ceux du site Les Échos, suggèrent qu'un équilibre entre investissements futurs et prudence financière est essentiel dans le contexte actuel des collectivités locales.
Alors que la ville se prépare aux élections, le débat autour de ce budget souligne les différentes visions qui s'affrontent quant à l'avenir d'Alençon. Le prochain conseil municipal s'annonce déjà riche en discussions sur la volonté de modernisation et d’efficacité budgétaire.
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