La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a manifesté sa stupéfaction suite aux informations diffusées par Mediapart concernant des messages racistes et antisémites attribués à Quentin Deranque. Ces révélations interviennent peu de temps après la minute de silence observée au Palais-Bourbon en hommage à cet homme décédé tragiquement.
Selon le rapport de Mediapart, ces messages, postés sur la plateforme X sous divers comptes anonymes, ont émergé au cours des deux dernières années. Ils comportent de graves accusations, des attaques dirigées vers "les millions d'Arabes et de Noirs présents sur le sol français", ainsi que des injures ciblant l'ancienne ministre Simone Veil. L'un des commentaires choquants souligne : "Moi, je soutiens Adolf, mais chacun son truc".
Les sollicitations pour vérifier ces publications auprès de sources respectées, telles que l'Agence France-Presse et Le Monde, n'ont pas abouti, rendant la véracité de ces accusations difficile à établir.
Une minute de silence déjà contestée
Ces événements se déroulent dans un climat déjà tendu. Lors d'une séance du 17 février, une minute de silence a été dédié à Quentin Deranque, à la suite de sa mort brutale lors d'une agression survenue quelques jours auparavant. L'assemblée, tout en rendant hommage, avait suscité des interrogations quant à la perception et l'évaluation de son héritage par les élus. Plusieurs spécialistes de la politologie, comme Jean-Pierre Raffarin, ont souligné l'importance de réexaminer les figures publiques à la lumière de tels comportements, insistant sur le fait que la lutte contre le racisme ne doit jamais être relâchée.







