Le mouvement de grève à Marseille, visant à défendre les emplois français face au défi du "dumping social", se poursuit. Pour tenter de trouver une issue, le ministère des Transports a désigné jeudi soir deux médiateurs, Bernard Mazuel et François Lambert, qui auront pour mission de proposer des solutions concrètes dans un délai de six à huit semaines.
Le ministre a souligné que ces experts serviront à animer une consultation destinée à définir des axes structurels pour l'avenir du secteur. Le travail de médiation devra donner lieu à des conclusions rapides, avec un premier contact entre les parties dès la semaine prochaine.
Jeudi matin, une réunion de conciliation s'est tenue à la préfecture des Bouches-du-Rhône, réunissant syndicats (SAMMM, STC, CGT) et directions de La Méridionale et de Corsica Linea, ainsi qu'un conseiller du ministère des Transports. Les grévistes, insatisfaits des propositions initiales, ont décidé de prolonger leur mouvement jusqu'à vendredi, dans l'attente d'engagements concrets pour protéger l'emploi maritime français.
Grève reconduite
Les représentants syndicaux ont exprimé des préoccupations concernant le transport maritime de passagers sous pavillon français, indiquant que des questions de dumping social et des risques pour la filière maritime nationale demeurent critiques. Le ministère a pris note de ces inquiétudes, affirmant qu'une réponse rapide est nécessaire afin de clarifier la stratégie pour l'avenir du pavillon France et des emplois associés.
François Lambert, directeur général de l'École nationale supérieure maritime, et Bernard Mazuel, expert en économie portuaire, constituent un duo de choix pour mener cette médiation cruciale pour l'avenir du secteur maritime à Marseille. Leur expertise sera déterminante dans la quête d'une solution durable pour les marins en grève et les entreprises concernées.







