Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a rapporté ce vendredi que la récente affaire d'enlèvement en Isère, impliquant une magistrate de 35 ans et sa mère, a pris une tournure inattendue. Les deux femmes ont été kidnappées pendant 30 heures avant de retrouver leur liberté. Leur évasion audacieuse s'est produite lors d'un moment d'inattention des ravisseurs, leur permettant de s'extraire du garage où elles étaient retenues. Selon les déclarations du procureur, elles ont réussi à attirer l'attention d'un voisin en tapant fortement contre la porte du garage, ce qui a conduit à leur sauvetage.
Les secouristes ont constaté des blessures, principalement à la tête, et ont délivré des arrêts de travail temporaire de 15 jours pour la magistrate et de deux jours pour sa mère. Cependant, l'enquête reste en cours, aucune arrestation n'ayant encore eu lieu. Les victimes n'ont pas été entendues à ce jour.
Les motivations derrière cet enlèvement se lient à des activités algue de la cryptomonnaie, gérées par le compagnon de la magistrate. Il a alerté la police après avoir reçu des menaces explicites des ravisseurs, alors qu'un montant substantiel en bitcoin, équivalent à plus d'un million d'euros, était exigé en rançon. Selon des sources, aucun paiement n'a été effectué, l'homme ayant refusé de céder aux demandes des kidnappers.
Les experts en criminalité soulignent la complexité de ce type d'incidents. Comme l'explique Jean-Pierre M, criminologue à l'Université de Lyon, "les affaires impliquant des rançons en cryptomonnaie posent un double défi aux forces de l'ordre : la traçabilité est limitée et les criminels s'appuient souvent sur des réseaux obscurs pour dissimuler leurs activités". Ce cas rappelant que la technologie, tout en offrant des opportunités, peut aussi engendrer des situations dangereuses.







