Une jeune femme de 27 ans, accusée d'avoir tenté de voler un bébé à la maternité de Pau en octobre 2023, a été condamnée à 14 ans de réclusion criminelle. Lors du procès, elle a reconnu les faits sans fournir d'explications claires.
Au moment de l'annonce du verdict, Prescillia, 27 ans, a perdu son calme. "Je vais tout exploser, je vais exploser la vitre", a-t-elle lancé vers sa famille présente dans la salle. Les faits se sont produits dans la nuit du 3 au 4 octobre 2023, lorsque, vers 4 heures du matin, elle s'est introduite dans une chambre pour tenter de prendre un nourrisson âgé de trois jours. La mère, encore éveillée, a pu intervenir, réveillant son mari et mettant en fuite l'accusée. Ce fut une nuit traumatique pour les jeunes parents, comme l’a souligné le témoignage bouleversant de la maman, qui reste encore très affectée par l'événement.
Un verdict qui soulage les victimes
Durant son procès, l'accusée a clamé vouloir "dire la vérité" sans jamais vraiment fournir d’explications concrètes. Elle a évoqué un état de délire, dû à une consommation excessive de cocaïne cette nuit-là. De plus, elle a insisté sur le fait qu'elle avait agi sous les ordres de la tante de son compagnon, qui lui aurait proposé 10.000 euros pour l'enlèvement. Cette dernière a fermement nié ces allégations.
Maître Thierry Sagardoytho, l’avocat des victimes, a déclaré : "J'avais prévenu mes clients. Il n'y avait aucune raison de penser, ou d'espérer, qu'elle changerait de position. Ils sont en revanche soulagés de pouvoir tourner la page, et d'espérer un avenir meilleur et moins tourmenté avec leur petit garçon." Ce verdict soulage enfin la famille, qui souhaite se reconstruire.
Une vie marquée par la souffrance
Prescillia présente un parcours de vie profondément chaotique et a été admise à plusieurs reprises à l'hôpital pour des problèmes de santé mentale. Dans son témoignage, elle évoque des tentatives de suicide et une consommation de drogue, notamment de cannabis et de cocaïne. "Dans notre communauté, on ne dit rien", a-t-elle affirmé, soulignant son isolement. Son avocate, Maître Béatrice Spiteri-Vinci, a déclaré qu'il ne s'agissait pas d'un acte calculé : "Elle souffre de troubles de la personnalité, une dissociation anxieuse démontrée par l'expert psychiatrique. Elle est prisonnière de la honte de son acte, consciente de sa gravité."
Actuellement, la jeune femme a l’obligation de suivre des soins psychologiques, et n’a pas encore décidé de faire appel.







