Alain Orsoni, une figure emblématique du nationalisme corse, a été tragiquement abattu alors qu'il se rendait à l'enterrement de sa mère. Ce meurtre, survenu le 12 janvier en Corse-du-Sud, a profondément choqué la communauté locale et au-delà.
Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), nouvellement installé, a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour faire la lumière sur cet incident. Selon Corse-Matin, cette affaire représente l'une des premières missions du Pnaco, qui a débuté ses opérations le 5 janvier.
Les magistrats instructeurs spécialisés à Paris ont été assignés à l'affaire, tandis que le Pnaco a rapidement pris les rênes de l'enquête, en collaboration avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Les autorités ont confié les investigations à la police judiciaire d'Ajaccio ainsi qu'à l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLO).
Un cadre d'enquête alarmant
Les charges retenues incluent des chefs d'accusation graves tels que « meurtre en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs ». Vanessa Perrée, la première procureure du Pnaco, a affirmé que le recours à une nouvelle infraction, inspirée du droit italien, pour la participation à un groupement criminel, est un outil stratégique dans cette affaire.
Le jour du meurtre, Orsoni, âgé de 71 ans et ancien président du club de football de l'AC Ajaccio, a été frappé par un tir unique, qui l’a atteint à la poitrine en passant par son bras. Cet incident a provoqué une onde de choc sur l'île, mettant en lumière les tensions persistantes dans le milieu corse.
Les autorités cherchent désormais à démêler les fils d'un contexte criminel complexe, où la protection des témoins et la sécurité des enquêteurs jouent un rôle crucial. Les déclarations d'experts et de sources locales soulignent la nécessité d'une vigilance accrue et d'une mobilisation des ressources judiciaires pour traiter ce genre de crime.







