Ce lundi, des croix gammées et des slogans antisémites ont été découverts sur la statue de la République à Paris, suscitant une vive indignation. L'AFP a confirmé ces actes inacceptables, sur lesquels figurent des phrases comme "Tuez les Rothschild" en lettres vertes, juxtaposition troublante à une affiche commémorative en mémoire d'Ilan Halimi, un jeune homme juif, victime d'un acte antisémite tragique, il y a deux décennies. D'autres inscriptions visent également Jack Lang, ancien président de l'Institut du monde arabe, mentionné dans plusieurs affaires controversées.
La ville de Paris porte plainte
La mairie de Paris a annoncé à l'AFP avoir déposé plainte, déclarant vouloir retrouver et poursuivre les responsables de ces actes inacceptables. Anne Hidalgo, la maire socialiste, a fermement condamné cette dégradation, soulignant l'importance d'agir contre de tels incidents.
Emmanuel Grégoire, également candidat aux municipales de la gauche unie, a dénoncé ces dégradations sur X, demandant qu'une enquête soit menée rapidement pour écarter toute ingérence étrangère. Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons-Renaissance, a qualifié l'antisémitisme de « poison » à combattre vigoureusement.
La réaction de l'Union des étudiants juifs de France a également été forte : "Sans préjuger des auteurs, une chose est claire : ces actes révèlent un climat de violence présent, où la haine s'acharne sur les Juifs". Cette déclaration met l'accent sur la nécessité d'une vigilance accrue face à la montée de l'antisémitisme en France.







