À Propriano, en Corse-du-Sud, les gendarmes ont découvert un véritable arsenal dans la cave d’un homme de 70 ans. La saisie comprend 18 kilogrammes d’explosifs, 67 détonateurs et une quarantaine de grenades, sans oublier 20 armes à feu, comprenant des fusils de guerre et un pistolet-mitrailleur. Cette trouvaille a nécessité l’intervention des démineurs et la sécurisation immédiate des lieux, comme l’a rapporté le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe.
Mis en examen par un juge d’instruction à Marseille pour dépôts d’armes, explosives et association de malfaiteurs, le septuagénaire a vu sa défense assurée par un trio d'avocats. Ces derniers insistent sur le fait que leur client est étranger à ces accusations et n’avait aucune connaissance de cette cache. Ils ont déclaré : "Le juge des libertés a compris que notre client n'était pas impliqué dans ces affaires." Selon les avocats, tout pourrait être lié à un trafic plus vaste, notamment soutenu par la déclaration de son fils, Appien Coti. Lors d’une audience au tribunal correctionnel de Marseille, ce dernier a revendiqué l’usage de ces armes, évoquant un réseau qui opérerait entre la Corse, la Suisse et la Sardaigne.
Les autorités ont pris ces déclarations très au sérieux. La juridiction interrégionale spécialisée de Marseille a été saisie de l’enquête, illustrant ainsi l’ampleur de l’affaire. Malgré les efforts de la défense pour exiger un supplément d'information, le ministère public a farouchement opposé cette requête, soulignant le manque de lien entre les deux dossiers. Un verdict ultérieur est attendu alors que le procès continue, avec des peines proposées allant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement pour les principaux accusés.
Alors que la situation se déploie, les experts s'interrogent sur la montée du trafic d'armes dans la région. Plusieurs sources constatent une inquiétante hausse de ces types de saisies sur le territoire, soulignant la nécessité d'une action renforcée de la part des services de sécurité.







