Un impressionnant stock d'armements a été mis au jour vendredi dernier à Propriano, en Corse-du-Sud, lors d'une opération menée par les gendarmes. La juridiction interrégionale spécialisée de Marseille a depuis pris en charge l'enquête.
Les forces de l'ordre ont découvert pas moins de dix-huit kilos d'explosifs, 67 détonateurs, une vingtaine d'armes à feu et le double de grenades dans la cave d'un octogénaire, désormais mis en examen pour détention d’armes, fabrication et mise en circulation d'explosifs et association de malfaiteurs. Cette information a été confirmée par son équipe juridique.
D'après le procureur d'Ajaccio, Nicolas Septe, les mises à jour sur cette affaire sont troublantes : "Nous avons retrouvé 18 kilogrammes d'explosifs, 67 détonateurs, de nombreuses grenades, 20 armes, dont des fusils de guerre et un pistolet-mitrailleur".
Un fils sous les projecteurs pour trafic d'armes
Le septuagénaire a récemment été placé sous contrôle judiciaire avec des restrictions sévères. Étant donné la nature des découvertes, la juridiction interrégionale spécialisée a dû faire appel à des démineurs pour sécuriser le secteur.
Les avocats de l'accusé, Pierre-Dominique Cervetti, Charlotte Cesari et Erick Campana, ont exprimé leur satisfaction face à la décision du juge des libertés, qui a opté pour une mesure de contrôle judiciaire plutôt que la détention préventive : "Notre client n’avait aucune connaissance de cette cache d’arme", ont-ils affirmé.
Bien que cet homme soit le propriétaire de la cave incriminée, son fils, déjà jugé avec 21 autres personnes pour un trafic d’armes international, prétend que la cave lui appartenait, bararrant toute implication de son père. Toutefois, le ministère public soutient que les enquêtes sont distinctes. Cette situation met une fois de plus en lumière les enjeux de la criminalité organisée sur l'île, comme l'indique une analyse par Le Monde.







