L'enquête relative à l'assassinat d'Angel-Luis Hernandez, surnommé "le cubain", progresse. Dans la nuit du lundi 16 février, un individu a été mis en examen par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, suite à son interpellation le 9 février dernier. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
Ce mardi 17 février, le parquet de Marseille a confirmé que cet homme est accusé de "complicité" dans le meurtre d'Hernandez, survenu le 10 juillet 2024. Ce dernier, porteur d'un bracelet électronique à la suite d'une condamnation liée au trafic de stupéfiants, venait tout juste de bénéficier d'un aménagement de sa peine. Selon le procureur d'Ajaccio, Nicolas Septe, Hernandez avait été condamné et était en libération conditionnelle au moment des faits.
Les circonstances de son assassination sont particulièrement inquiétantes. La victime a été abattue alors qu'elle rentrait chez elle, dans sa résidence des îles, sur la route des Sanguinaires. Les premiers éléments de l'enquête indiquent que cela pourrait être un guet-apens orchestré par deux individus cagoulés et armés. Des témoins ont rapporté avoir entendu une dizaine de tirs, suggérant une préparation minutieuse de cet homicide. "Le site de tir se trouvait en hauteur, rendant impossible toute confusion" sur l'intention de ses agresseurs, a précisé le procureur.
Ce développement laisse entrevoir que la situation pourrait être plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. Des experts judiciaires soulignent que la violence croissante dans ce type de litige pourrait poser des questions quant à la sécurité publique en Corse. Selon les analyses d'un criminologue basé à Marseille, "ces actes prémédités traduisent une montée inquiétante de la criminalité organisée dans la région". Les autorités locales, de leur côté, appellent à la vigilance.







