Lundi après-midi, la quiétude de Fort-de-France a été ébranlée par une fusillade survenue dans le quartier Sainte-Thérèse, où un homme a été tué par balle et deux autres blessés, selon des sources policières.
La victime principale, touchée à la tête et au thorax, n'a pas survécu à ses blessures et a été déclarée morte sur place. L'un des blessés a été transporté d'urgence au CHU de la Martinique, tandis qu'un autre a été conduit aux urgences par des proches.
Ces tragiques événements se sont déroulés à proximité du carnaval, soulignant la prévalence croissante de la violence armée parmi la jeunesse martiniquaise. Alain Alfred, adjoint au maire de Fort-de-France, a précisé que cette fusillade s’est produite avant le début des festivités du Lundi gras, indiquant que ceux impliqués se connaissaient sans doute. Huit douilles de calibre indéterminé ont été retrouvées sur les lieux, faisant craindre une escalade de la violence dans cette région déjà touchée.
Une habitante du quartier, qui a préféré garder l'anonymat, a rapporté avoir entendu plusieurs coups de feu. Ce meurtre porte à six le nombre d'homicides survenus en Martinique depuis le début de l'année, dont cinq par arme à feu, ce qui suscite des inquiétudes croissantes parmi la population.
Les experts s'accordent à dire que l'usage des armes devient un fléau sur l'île, non seulement en Martinique mais également en Guadeloupe et à Saint-Martin. En 2025, la Martinique a enregistré 40 meurtres, un chiffre record qui souligne la nécessité d'une réponse urgente face à ce phénomène. Selon le sociologue local Jean-Marc Arian, "il est crucial d'intervenir en amont pour traiter les causes profondes de cette violence, notamment le désespoir économique et social."







