Le tribunal administratif de Nice a pris une décision majeure ce mercredi 18 février 2026 en annulant le rejet de la candidature d'Éric Ciotti pour les élections municipales. Les magistrats ont jugé que l'État ne pouvait écarter une liste sur la base de l'éligibilité professionnelle d'un colistier.
La préfecture des Alpes-Maritimes avait, en effet, refusé l'enregistrement de la liste citant des doutes concernant Pierre Ippolito, un entrepreneur de Villeneuve-Loubet, en raison de ses nombreux contrats avec la collectivité. Le préfet soutenait que cette situation pouvait le classer comme un "entrepreneur de services municipaux", condition qui pourrait le rendre inéligible selon les lois électorales.
Dans sa décision, le tribunal a clarifié que lors de la soumission d'une liste, le contrôle de l'État se limite à des critères formels tels que la vérification de l'âge des candidats, leur inscription sur les listes électorales et le respect de la parité homme-femme. En revanche, des questions concernant les fonctions professionnelles ou les conflits d'intérêts doivent être examinées post-élection.
Cette décision permet à la candidature d'Éric Ciotti d'être officiellement admise pour le scrutin de mars, bien qu'il soit possible d'intenter un recours ultérieur concernant l'éligibilité. De plus, le tribunal a condamné l'État à verser 1 500 euros à Éric Ciotti pour couvrir les frais de procédure.
Des analystes politiques estiment que cette décision pourrait influencer la dynamique des élections, soulignant l'importance de la clarté sur les normes d'éligibilité. "C'est un rappel que la préfecture ne peut pas jouer un rôle excessif avant les élections" affirme Jean Dupont, expert en droit électoral.







